Ça bouge au GRACQ Nivelles

Fondé en 2005 par une bande de joyeux cyclistes, la locale Nivelloise du GRACQ (Groupe de Recherche et d'Action des Cyclistes Quotidiens) agit pour rendre les déplacements à vélo plus sûrs, plus agréables et plus faciles pour tous. Rencontre avec Barbara Leloux, responsable de la branche nivelloise de l’association.


Barbara Leloux

T.N.L. : Bonjour Barbara ! Avec vos mots, qu’est-ce que le GRACQ ?

B. L. : Le GRACQ est une association qui se bouge pour sécuriser le cycliste au quotidien. Il ne s’agit pas du cycliste qui fait du vélo pour son loisir, mais celui qui fait la majorité de ses déplacements à vélo. Au niveau local, Le GRACQ est là pour insister auprès des autorités communales sur la nécessité de développer des infrastructures cyclables sécurisées et adaptées à Nivelles. Concrètement, en octobre dernier, nous avons déposé à la Ville un mémorandum présentant nos propositions pour améliorer la vie des cyclistes nivellois. Dans ce rapport, l’équipe du GRACQ Nivelles (avec entre autres Francis Doignies, ancien responsable de l’association) a énuméré de manière très concrète et détaillée tout ce qui pourrait être amélioré dans Nivelles. Au niveau national, le GRACQ se mobilise également pour modifier le code de la route. Depuis le 1er juin 2019 par exemple, les distances latérales de dépassement hors agglomération passent à 1m50 et l’autorisation de rouler sur le trottoir pour les enfants passe de 9 à 10 ans.


T.N.L. : Comment êtes-vous arrivée à la coordination du GRACQ de Nivelles ?

B. L. : Mère de trois enfants, j’ai commencé à me déplacer il y a quelques années à vélo dans Nivelles, car les trajets crèche-école étaient infernaux ! Je n’en pouvais plus de passer des heures dans la voiture. J’avais déjà vu quelqu’un qui utilisait un vélo cargo à nivelles, alors j’ai décidé d’en acheter un. J’ai été immédiatement ravie ! Le vélo nous permettait de gagner du temps sur les trajets, tout en prenant l’air. Petit à petit, j’ai réalisé qu’il manquait pas mal d’infrastructures à Nivelles. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. J’ai contacté Francis et je me suis impliquée dans le GRACQ.


T.N.L. : Depuis le mémorandum présenté à la Ville, y a-t-il eu des avancées à Nivelles ?

B. L. : Nous avons à nouveau rencontré les autorités au début du mois de mai et nous avons mis l’accent sur quelques points qui nous tiennent particulièrement à cœur : des aménagements qui permettent aux vélos de relier le Ravel à la Dodaine de manière sécurisée, la création de parking vélos. Il en existe déjà quelques-uns dans la ville, mais beaucoup sont des pinces roues, inutilisables par bon nombre de modèles. Les parkings nous semblent être déjà un bon début, assez facile à développer.


T.N.L. : Quelles autres actions réalisez-vous ?

B.L. : Nous travaillons sur le projet pilote VéloBus qui est en test à l’école Sainte-Thérèse. Il s’agit d’un ramassage scolaire à vélo. Pour le moment, 15 enfants y participent à tour de rôle une fois par semaine. Un membre du GRACQ encadre le ramassage et chaque mercredi, une personne différente se joint à l’action. L’idée du projet pilote est d’encourager les déplacements cyclistes dans Nivelles et, dans un second temps, de pouvoir tirer des conclusions. Pour ce projet, nous sommes en recherche constante d’accompagnateurs ! Aussi, les parents nivellois qui voudraient que leurs enfants participent au ramassage scolaire peuvent se manifester. L’idée est que le projet se développe mais nous avons besoin de la Ville pour aller plus loin…


T.N.L. : … Et de vélos !

B. L. : Oui ! Vu que le nombre de cyclistes potentiels augmente, nous aimerions développer un atelier vélo, créer une plateforme entre ceux qui ne veulent plus de leur vélo et ceux qui n’en ont pas. Ou mettre à disposition des vélos pour que les personnes intéressées puissent les tester. A la dernière braderie de Nivelles, nous avons proposé un stand où il était possible de tester de nombreux modèles : les gens ont découvert des vélos qu’ils ne connaissaient pas et qui répondaient au mieux à leur besoins. Certains recherchent des vélos pour pouvoir transporter des enfants alors que d’autres ont besoin d’une assistance électrique. D’autres encore ont besoin d’acquérir un vélo pliable et compact pour combiner transports en commun et vélo ou tout simplement parce qu’ils n’ont pas de place chez eux et qu’il n’y a actuellement pas d’offre pour stocker son vélo de manière sécurisée à Nivelles.


T.N.L. : Vous avez accompagné, il y a peu, l’action Nivel’à Vélo

B. L. : Oui, c’était d’ailleurs quelque chose de très positif ! Ça a créé un mouvement, une ambiance dans Nivelles. Rien que le fait de parler de vélo signifie ‘Automobilistes, faites attention à nous !’. Ca a un impact positif sur la population. Aujourd’hui, je crois qu’à Nivelles, beaucoup de gens sont prêts à faire du vélo.


T.N.L. : Comment une personne intéressée peut-elle aider le GRACQ, s’impliquer ?

B. L. : Les personnes qui le souhaitent peuvent par exemple participer au ramassage scolaire, nous aider à développer l’atelier vélo, ou participer à l’action éclairage (distribution de kits d’éclairage aux cyclistes qui nous rendent visite, pour leur rappeler que l’éclairage est obligatoire), aider à la création d’un stand… Ou tout simplement participer à la balade du GRACQ (prochain départ le 30 juin à 13H30, en face du Central)… Il y a plein de possibilités pour nous aider, même une heure ou deux ! Si vous rencontrez des difficultés cyclables sur vos trajets quotidiens, nous en faire part et les signaler au service mobilité de la commune est également une façon de prendre part au développement de la mobilité active à Nivelles !


Pour suivre l’action du GRACQ : rendez-vous sur la page Facebook de l’association (GRACQ Nivelles). Vous pouvez prendre contact avec Barbara via : nivelles@gracq.org

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